Un adulte sur sept est concerné par l'hypertension artérielle (HTA), affection d'autant plus dangereuse qu'elle est négligée voire ignorée.
C'est pourtant un des facteurs principaux de risque de maladies cardiovasculaires : infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral...
Une affection discrète
L'HTA est une élévation anormale de la pression du sang sur les parois artérielles : ceci correspond à une tension supérieure au repos à 14/9 constatée à quelques semaines d'intervalle.
L'absence de symptômes ne doit pas cacher la réalité du risque à l'origine de nombreuses pathologies cardiovasculaires, renales ou oculaires.
Due à un mauvais fonctionnement des artères, l'HTA touche autant d'hommes -souvent après 40 ans- que de femmes -à la ménopause-.
A dépister tôt
Une mesure annuelle dès 40 ans par votre médecin traitant est recommandée et même avant si l'un des parents a été sujet à l'HTA.
Le diagnostic suppose deux prises de tension par consultation au nombre de trois pendant une période de trois à six mois.
Une autosurveillance est recommandée car le relevé d'automesure est plus précis et plus fiable.
Et à soigner
D'abord par un respect de recommandation de diététique et d'hygiène de vie :
Une alimentation équilibrée est essentielle : une perte de poids même faible suffit parfois à retrouver une tension normale
Une limitation des apports en sel, sans oublier de vérifier le sel des produits industriels.
Une modération de l'alcool qui augmente tension et myocarde cardiaque.
Une suppression du tabac qui détériore l'état des artères.
Ensuite un traitement médicamenteux.
Quand ces mesures sont insuffisantes, diverses catégories de médicaments -et d'abord les diététiques- agissent sur l'hypertension.
L'association de plusieurs médicaments est souvent nécessaire, impliquant plusieurs consultations du médecin pour adapter au mieux le traitement.